Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : Cochon de lait (7ème)

Romans, biographies, livres d’histoire, témoignages… Partagez vos coups de cœur !

Modérateur : Françoise T.

Répondre
Françoise T.
Messages : 451
Inscription : mar. mars 16, 2010 12:59 pm

Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : Cochon de lait (7ème)

Message par Françoise T. » mer. nov. 25, 2020 11:02 am

Cochon de lait, Le goût de l’enfance, de Philippe Conticini

:arrow: L’auteur est l’un des meilleurs pâtissiers du monde, dont les gâteaux invitent à un voyage tout en sensations vers la douceur de l’enfance. Il raconte ses recherches, encore enfant, seul le dimanche dans la cuisine du restaurant de ses parents. Dans une scène d’anthologie, qui affole les papilles du lecteur, il décrit ses sensations à la dégustation d’une côte de cochon de lait préparée par son frère, qui déclenche ses propres recherches gustatives. Philippe Conticini se livre simplement, de manière touchante. Et l’on comprend la générosité, le courage et la grande liberté de ce pâtissier de talent, qui a également à cœur de transmettre son art aux plus jeunes. Françoise Toutlemonde
Ed. Cherche Midi, 198 p., 17 €

Margareta M., 57 ans, concertiste, Sainte-Foy-les-Lyon (Rhône)
Voici un récit qui a changé fortement ma façon de manger, au sens où, après la lecture j’ai effectivement senti une explosion des goûts dans ma bouche. Très belle écriture et très belle personne. Dans ce récit on découvre un être attachant, profond et tendre. Fin chercheur à chaque instant. Son but est de réaliser une œuvre d’art pour chacune de ses créations. Que de travail, d’imagination ! Quelle vie difficile et que de problèmes à surmonter ! Mais croire dans ce qu’il fait et rencontrer des personnes qui lui font confiance lui donne une chance de s’en sortir. C’est une leçon de vie. Ce livre est passionnant, émouvant et vivant. Ce récit m’est resté présent longtemps après en avoir terminé la lecture.

Françoise P., 88 ans, La Rochelle (Charente Maritime)

En toute humilité, mais avec conviction, l’auteur transmet sa passion du goût qu’il élève à la hauteur d’une émotion, sa recherche de la perfection, sa grande sensibilité, sa sincérité. Le texte se déroule simplement et nous « met l’eau à la bouche » avec tous ces termes culinaires, les mentions des ingrédients qui composent ses pâtisseries, leur description.
Un texte que j’ai lu d’un trait en me « régalant » et en admirant le courage de Philippe Concini, qui a dû se comprendre lui-même pour suivre son chemin.

Martine L., 59 ans, professeur de français, Reims (Marne)

Doux et amer, voilà un livre signé du roi de la pâtisserie, dont la boutique s’appelle « Gâteaux d’Emotions ». Il ne nous livre pas ses recettes mais son histoire, sans faux semblant, nous révélant ses parcours personnel comme professionnel, fracturés. Des souvenirs ineffaçables : sensations gustatives bien sûr, issues des plats de sa mère lorsqu’il était enfant ou de ceux de son frère dans sa jeunesse, un terreau familial d’exception certes mais une lignée étouffante et blessante aussi. L’homme est généreux, le chef passionné. Il nous offre là une belle leçon d’humanité fragile bien que volontaire, à la force de travail incontestable. Un témoignage poignant de résilience en marche qui ne cesse, victoire après victoire, de quêter l’approbation, de trouver la reconnaissance, d’obtenir la légitimité au-delà de la réussite déjà acquise, maintes fois récompensée.

Blandine P., 46 ans, Mareuil-en-Brie (Marne)
J’ai beaucoup aimé ce récit et tout particulièrement les quatre dernières pages présentant tout ce que Philippe Concini conseille à Chiara, sa fille unique, d’apprendre. J’ai le désir de transmettre le même bagage à mes enfants. Il me semble qu’une vie ne suffit pas pour apprendre. Et, que tout être se construit en ne cessant jamais d’apprendre…
Je suis très admirative de la réussite professionnelle de Philippe C. et du combat pour la vie qu’il a mené lors de ses longs mois d’hospitalisation. Ses lignes sont remplies de douceur, comme ses pâtisseries sont imbibées de sucre. On se régale et on salive !

Béatrice Q., 53 ans, informaticienne, Le Sappey en Chartreuse (Isère)
Ce livre se dévore dans tous les sens du terme. Difficile de le lâcher. L'auteur nous met l'eau à la bouche en décrivant ses gâteaux et on aimerait vraiment avoir l’occasion de les goûter ! On sent une grande sensibilité de la part de l'auteur, qui s’ouvre vraiment au lecteur. Un livre « à déguster ».

Pierre D., 53 ans, avocat, Wambrechies (Nord)
J'ai ressenti beaucoup de compassion pour l'enfance de ce grand pâtissier, malmené par la vie avec des parents ayant eux-mêmes beaucoup souffert... Une vie dans la comparaison permanente avec le frère aîné adulé jusqu'à la séparation.

Michèle C., 68 ans, professeur de théologie, Arcachon (Gironde)

Un livre agréable, bien écrit et facile à lire (texte ‘aéré’). Philippe raconte l’histoire de sa vie, marquée par deux combats : l’un contre l’obésité, l’autre pour l’amour de la pâtisserie. Un livre « savoureux », d’où l’on peut retenir de belles recettes de pâtisseries : une histoire de goût, tellement bien décrit qu’on en a les papilles excitées !

Milène T., 75 ans, bibliothécaire, Marseille (Bouches-du-Rhône)
Quand ses clients lui disent qu’en mordant dans ses gâteaux, ils ont l’impression que c’est lui, Philippe Conticini fond de bonheur ! Et nous aussi, on est en totale empathie avec cet homme courageux qui lutte pour sa survie et sa quête du bonheur. Il paraît que ses pâtisseries sont les meilleures du monde. Témoignage d’un incroyable chemin de vie.

Yvon G., 74 ans, Paimpol (Côtes-d’Armor)
De la lecture de ce témoignage, je retiens la difficulté à trouver une place dans la fratrie quand le poids d’un ainé est trop prégnant et la capacité de Philipe à rebondir face aux échecs. Par contre la description de son long parcours pour éduquer et affiner son palais ne m’a pas accroché. Un plus à la fin de son ouvrage : les 4 belles pages sous le titre « Pour toi, Chiara ». A leur lecture, je pensais au texte de Rudyard Kipling « Tu seras un homme, mon fils ».
Modératrice des forums pelerin.info et responsable des relations lecteurs de Pèlerin.

Répondre