Pourim

Christianisme, judaïsme, islam, bouddhisme...

Modérateur : Françoise T.

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mister be
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Pourim

Message par mister be » dim. mars 05, 2017 5:10 pm

La semaine qui commence est dédiée à la commémoration du miracle de Pourim : le jeûne d’Esther Jeudi prochain et la lecture de la Meguila (rouleau d’Esther) Dimanche prochain (12 mars 2017).

Le rouleau d’Esther narre a posteriori les événements associés au miracle de Pourim qui sauva les Juifs du massacre du temps de Assuérus en Perse.

Mais il y a plus de 3 000 ans, le roi David avait déjà décrit, dans ses psaumes, 3 000 ans d’histoire du peuple Juif depuis la mort de Salomon jusqu’à nos jours.

Ainsi le psaume XXIII associé à la génération des années -490 à -471 évoque bien les événements associés au miracle de Pourim.
Dès le début du psaume, l’opulence de la Perse d’alors est évoquée :
- Dans de vertes prairies, il me fait camper, il me conduit au bord d’eaux paisibles.
Ce psaume évoque explicitement le repas où Esther convie Aman :
- Tu dresses la table devant moi, à la face de mes ennemis.
Il évoque également le statut de Reine d’Esther :
- Tu parfumes d’huile ma tête
Marcher selon l'Esprit de la lettre,c'est suivre un Judaïsme sans messie ou un Christianisme sans racine?
Moi j'ai choisi Juif pour les racines et messianique pour son messie!


http://www.youtube.com/watch?v=z_qsdDzrwfA

toto le hirsute
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Re: Pourim

Message par toto le hirsute » mar. mars 07, 2017 9:52 pm

Bonjour,

La femme de Lot se transforma en statue de sel, lorsqu'elle regarda en arrière.
Ce qui s'est passé avant Jésus-Christ est déchiré comme les vieilles outres avec le vin nouveau. A moins de servir de témoignage à la Venue du Christ, l'Ancien Testament "pour lui-même" est un cul de sac légal dont Saint Paul dira qu'il conduit à la mort.

Il nous faut davantage célébrer Dieu "le vivant", que de célébrer la mémoire de ce qui fut, surtout si son interprétation ne conduit pas à la VIE mais aux sépulcres blanchis. Le judaïsme des prophètes, continuellement détruit par les scribes et les pharisiens, est celui qui annonce, dit, proclame, déclame JESUS-CHRIST! sans rites, sans parfum, sans graisse de veau règlementaire, avec uniquement une voix rauque, bégayante, tremblante, hurlante, pleurante, et un coeur broyé ! C'est l'Eglise ! Celle qui fait du nouveau avec l'ancien!

Tout mène à Jésus, il est celui pour et par Qui tout fut créé. Imaginer que l'Ecriture parle d'un autre sujet comme "comment réussir le rite pour accéder à la terre promise" ou "de quelle longueur doit-on laisser les franges pour espérer le salut" est nul et non avenu. Jésus nous a dit clairement que cette interprétation est sans effet, sans valeur, sans utilité : " Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux" Mt 5,20.

Tous les prophètes condamnent les rites extérieurs car ils doivent d'abord être accomplis en notre âme par la foi, puis en notre chair par la charité, pour ensuite sortir sous forme publique dans l'espérance commune.

C'est la vie intérieure qui fait le rite, et non le rite qui fait la vie intérieure. Préserver le rite pour lui-même nous condamne à l'immobilisme salé de la Femme de lot.

Que signifie Pourim après la venue du Christ, le sauveur ?
Et bien qu'il faut en attendre un autre... car tout a continué

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mister be
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Re: Pourim

Message par mister be » mer. mars 08, 2017 9:24 pm

Vous ne pouvez pas aller de l'avant si vous ne savez pas qui vous êtes et comment vous êtes arrivé là...
Oublier le passé, c'est le revivre certainement!
Nous sommes très sensible au devoir de mémoire et Yéshoua(Jésus) instaura des rites en mémoire de Lui...
L'ancien testament est et reste la Parole de D.ieu par laquelle le monde a été créé...Ce qui s'est passé avant JC vous montre et explique comment et pourquoi les événements se sont déroulés ainsi...Les promesses faites et voir aujourd'hui leur réalisation...
Qu'un homme, puis une famille qui donnera naissance à 12 tribus pour enfin devenir une nation qui sera mis à l'écart pour forger une matrice capable de faire naître en son sein le Sauveur...
voilà à quoi ça sert de se souvenir
Il y a un esprit maléfique de tout temps qui sévit tout au long de l'histoire sainte qui ne rêve que d'une chose: détruire cette matrice et si vous oubliez qu'il existe toujours et lui ne vous oubliera pas!
Comment le combattre? En le connaissance et pour cela,il faut se souvenir de comment il agit pour nous détruire...c'est à cela que sert la fête de Pourim...

Je vous invite à écouter cette conférence sur le procès de Nuremberg...

https://www.youtube.com/watch?v=95KDMYBCrEk

Bien sûr qu'il faut célébrer le D.ieu vivant et nous sommes les premiers à le faire mais pour le faire ...vous oubliez que Jésus est d'abord Juif jusqu'au bout des doigts et que si vous croyez en Lui, c'est parce que vous vous souvenez que le Salut vient des Juifs, peuple choisi de toute éternité pour que vous puissiez bénéficier de ce salut!

Se souvenir de Pourim, c'est fêter la victoire sur le mal!
Marcher selon l'Esprit de la lettre,c'est suivre un Judaïsme sans messie ou un Christianisme sans racine?
Moi j'ai choisi Juif pour les racines et messianique pour son messie!


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Re: Pourim

Message par toto le hirsute » jeu. mars 09, 2017 6:35 pm

mister be a écrit :Je vous invite à écouter cette conférence sur le procès de Nuremberg...
Aie, le point Godwin, la réductio ad hitlerum.

En fait , Jésus était bien Juif, comme d'ailleurs tout les chrétiens.
La séparation des vrais "juifs" d'avec les juifs "chrétiens" a été initiée par le Christ et confirmée par les scribes et les pharisiens.

Pour le Christ, est fils d'Abraham, celui qui le reconnait comme Messie, puisqu'étant Celui qui était avant qu'Abraham fut, c'est Lui qui a sorti le peuple hébreu de l'esclavage, c'est Lui que voyait Moise dans la Nuée, c'est à Lui que s'adresse toutes les prières de l'ancien Testament, car le Père et Lui sont "un". Ceux qui refusent le Christ sont alors forcément les fils de ceux qui ont tués les prophètes, la "race de vipères" ou fils du serpent ou de la filiation du diable "votre Père c'est le diable" qui ont trahis, formés le veau d'or, abandonné l'Alliance, prostitués avec Baal, et Mammon, bref, les sépulcres blanchis.

Pour les pharisiens, est fils d'Abraham, celui qui tue l'agneau à la bonne date et respecte les milliers de règles prescrites pour la purification.

Ainsi, les Pharisiens ont définitivement tranché la définition du mot "juif". Avec la condamnation du Christ et la mise à mort des disciples, la définition de "fils d'Abraham" signifie : celui qui continue les rites anciens et qui maudit le Christ. Les autres fils d'Abraham ont été déclarés juifs infidèles, impies: les chrétiens. Cette définition est vue du coté pharisien, du coté du Christ (de Dieu) c'est l'inverse comme on l'a vu.

Ayant avec nous le Christ, nous n'avons pas besoin d'avoir Moise. Ayant avec nous, à notre table Dieu lui-même, nous n'avons plus besoin de temple. Le temps n'est pas une sphère refermée sur elle-même qui nous condamnerait à ressasser le passé dans une sorte de complaisance victimaire en s'arc-boutants sur des rites domestiques. L'apocalypse nous dit que tout sera détruit, pas de regrets donc. Avec le Christ, le passé, le présent et le futur sont réunis.

Saint Jean Baptiste disait à ceux qui se glorifiaient de n'avoir pas besoin d'être purifiés car ils étaient fils d'Abraham : " des pierres que voici, Dieu peut faire des fils à Abraham". En résumé, ça vaut que dalle, nul, zéro.

Faire mémoire du Christ dans l'Eucharistie n'a rien à voir avec faire la "mémoire" des aventures du peuple Juif. Dans l'Eucharistie il y a actualisation. En physique quantique, on parlera d'intrication temporelle. A l'Autel, nous sommes devant la croix, non en souvenir, mais en réalité. Toute l'aventure de Dieu parmi les hommes est là sous notre langue, que ferions-nous du Lévitique si ce n'est démontrer ce que le Christ apporte de Vivant, et à quoi nous aurions du nous soumettre s'il ne nous avait pas sauvé !

L'ancien Testament est bien l'Ancien et non le premier, car à partir du moment ou existe un deuxième, le premier est caduque. Saint Paul l'explique en long et en large. Jésus disait que le plus petit dans le royaume est plus grand que Jean (dernier prophète ), ce qui nous montre la différence entre l'avant Jésus-Christ et l'aprés.
Mais il n'est pas à négliger car il nous apprend, comme vous le dites, d'où vient notre foi et notre espérance et nous aide à prier (psaumes).

Cependant ses lois et prescriptions ne concernent pas les Fils, car nés de l'Esprit, les fils sont exempts.

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mister be
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Re: Pourim

Message par mister be » ven. mars 10, 2017 10:07 am

Aie, le point Godwin, la réductio ad hitlerum.

Avec la lecture de la Meguilah Esther, Israël reçoit l’injonction catégorique de se souvenir ad vitam aeternam d’Amalek afin d’en effacer totalement le nom de l’histoire du genre humain.

«Tu dois te souvenir de ce que t’a fait Amalek, lors de votre route, au sortir de l’Egypte; 18 comme il t’a surpris chemin faisant, et s’est jeté sur tous tes traînards par derrière. Tu étais alors fatigué, à bout de forces, et lui ne craignait pas le Seigneur. 19 Aussi, lorsque l’Éternel, ton Seigneur, t’aura débarrassé de tous tes ennemis d’alentour, dans le pays qu’il te donne en héritage pour le posséder, tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous le ciel: ne l’oublie point». (Deut. 25: 17- 19).



Pourquoi Israël se doit-il d’éradiquer toute trace d’Amalek?

Amalek, dont l’origine remonte à Esaü (Genèse 36: 12) le frère jumeau de Ya’akov, aspire sans cesse à se substituer à Israël, à occuper sa place historique en le détruisant physiquement et spirituellement (Esther 7: 4). Israël et Amalek sont tous deux nommés «prémices» («Reshit»). Pourtant, encore enfermés dans le sein de leur mère commune Rivka, la deuxième Matriarche d’Israël, Israël et Edom, grand-père d’Amalek, concourent en un âpre et dur combat pour s’arroger le droit d’aînesse (Genèse 25: 22-23). En effet, le terme hébreu pour «se heurter» וַיִּתְרֹצְצוּ signifie également «se faire concurrence».

«Le Seigneur lui dit: « Deux nations sont dans ton sein et deux peuples sortiront de tes entrailles; un peuple sera plus puissant que l’autre et l’aîné obéira au plus jeune» (Genèse 25: 23).

Amalek, considéré comme le Mal absolu, devient le porte-drapeau de l’antisémitisme à l’état brut, qui se passe de tout «prétexte».
Son descendant, Haman, aura, lui, besoin d’un «prétexte plausible» pour amener son antisémitisme à son paroxysme et le transformer en une idéologie génocidaire adoptée par certaines Nations qui, hostiles à la présence d’Israël en ce monde, aspirent à sa totale éradication. La Conférence de Wannsee (20 janvier 1942) où sera élaborée «la solution finale» constitue l’aboutissement paroxystique de cette idéologie meurtrière.

Quel dessein poursuivent Amalek et son descendant de triste mémoire Haman? Pourquoi éprouvent-t-ils autant de jalousie et de haine envers Israël, le peuple que l’Eternel a choisi d’entre toutes les Familles de la terre?

«Moïse érigea un autel, qu’il nomma: « L’Eternel est ma bannière. » 16 Et il dit: « Puisque sa main s’attaque au trône de l’Éternel, guerre à Amalek de par l’Éternel, de siècle en siècle!» (Exode 17: 15-16 ).

Comment Israël mettra-t-il un terme à la présence d’Amalek?

Amalek fait son apparition dans l’histoire d’Israël au moment même où ce dernier, quittant l’exil, se met en marche vers Ia terre promise (Exode 17, 8) ou exprime le souhait de demeurer en Diaspora], et ce dans le vain espoir d’empêcher la réalisation de cette prophétie biblique:

«En ces temps on appellera Jérusalem: « Trône de l’Eternel. Tous les peuples s’assembleront là, à Jérusalem, en l’honneur de l’Eternel, et ils cesseront de suivre les mauvais penchants de leur cœur» (Jérémie 3: 17).

C’est à Jérusalem et seulement à Jérusalem que se révèle l’intégrité à la fois du terme hébraïque כִּסֵּא (Trône) et du Tétragramme יְהוָה (l’Eternel).
Autrement dit, la réparation de l’unité du Nom divin uniquement rendue possible en Erets Israël est à même de mettre un terme au règne du Mal absolu touchant le peuple de l’Eternel.
La fin de l’exil marque le retour glorieux de la Shekhina, la Présence de l’Eternel qui accompagne Israël du désert des Nations jusqu’en son lieu d’origine Jérusalem et Israël, source de la rédemption finale.
Si l’exil a brisé le Nom divin en tentant de couper tragiquement Israël de sa racine existentielle, de son cordon ombilical- par assimilation, oubli de la tradition ancestrale, soumission au joug culturel, politique et spirituel des Nations-
la naissance de l’état d’Israël moderne, son Indépendance et l’unité de la capitale de Jérusalem, expression du retour historique de la souveraineté politique et spirituelle en Israël, annoncent le renouveau d’Israël et le déclin définitif d’Amalek. Bil’am, le prophète des Nations, venu maudire Israël ne l’a-t-il point prévu et annoncé ?

«Amalek était le premier des peuples; mais son avenir est voué à la perdition» (Nombres 24: 20)

Alors, une ère nouvelle s’ouvrira pour le Monde.
L’ensemble des Nations se rallieront au Nom divin par le biais de la réunification de Jérusalem et des Territoires, berceau et cœur de l’Histoire d’Israël, avec le peuple de l’Eternel, Dieu d’Israël:

«Chantez Dieu, chantez! Chantez notre roi, chantez! Car le Seigneur est Roi de toute la terre: entonnez un solennel cantique. Le Seigneur règne sur les Nations, le Seigneur siège sur son trône de sainteté. Que les plus nobles d’entre les nations s’assemblent le peuple du Dieu d’Abraham! Car de Dieu relèvent ceux qui sont les boucliers de la terre: il est souverainement élevé» (Psaumes 47: 7-10).

Tous les hommes proclameront alors l’Unité du Nom divin reflétée par l’unité du genre humain!

«L’Eternel sera Roi sur toute la terre; en ce jour, l’Eternel sera Un et Unique sera Son Nom» (Zacharie 14: 9)

Ce Salut nous le devrons à une femme Esther et plus tard à Myriam(Marie)

Oui Jésus est bien Juif et cette histoire le concerne...
On reparlera de l'abolition des lois et desquelles....
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Re: Pourim

Message par fleur2 » ven. mars 10, 2017 7:45 pm

Bonjour Mister be

Je viens justement de lire un article de La Croix :

Quel est le sens de la fête juive de Pourim ?

Clémence Houdaille, le 10/03/2017 à 14h24

La fête de Pourim, qui rappelle un événement du livre d’Esther, est fêtée le 14 du mois d’Adar dans le calendrier hébraïque, qui tombe dimanche 12 mars cette année.

Quelle est l’origine de cette fête ?

« Pourim » célèbre l’un des épisodes les plus heureux de la Bible : l’intervention d’Esther qui sauva le peuple juif de l’anéantissement, racontée dans le Livre d’Esther.

En 590 avant Jésus-Christ, aux temps anciens de l’Empire perse, Haman, premier ministre du roi Assuérus, avait obtenu un décret ordonnant l’extermination des juifs. Or, Assuérus avait pour épouse la belle Esther, juive elle-même, ce qu’il ignorait. À la demande de son oncle, Esther implora la grâce de son peuple auprès de son époux, lui dévoilant ses origines, au risque de sa vie. Avant cela, elle avait demandé aux juifs de jeûner pendant trois jours à cette intention. Assuérus retira son décret et condamna Haman à mort.

L’événement a eu lieu le 14 du mois de Adar dans le calendrier hébraïque, ce qui correspond cette année au 12 mars. C’est Haman lui-même qui avait tiré au sort le jour prévu du massacre des juifs. Cela a donné son nom à la fête, « Pourim » signifiant « tirage au sort ».

Quelle est l’importance de Pourim aujourd’hui ?

« Avec Hanoucca, Pourim est l’un des deux fêtes rabbiniques, car post-bibliques », explique le rabbin Moché Lewin.

Ces deux fêtes représentent aussi, selon ce rabbin, les deux schémas qui se reproduisent dans l’histoire : Pourim montre l’histoire du peuple qu’on veut détruire en tant que tel, comme cela s’est passé aussi pendant la Shoah.

Et Hanoucca, qui commémore la résistance spirituelle des juifs à qui les Grecs voulaient imposer leur culture et leurs croyances au IIe siècle avant notre ère, symbolise les atteintes à l’identité juive. Un épisode que la tradition juive relie à l’expulsion d’Espagne des juifs qui ont refusé de se convertir au catholicisme en 1492,.

Comment est fêtée Pourim ?

La fête de Pourim est précédée d’une journée de jeûne, rappelant les 3 jours de jeûnes qu’Esther avait demandés à son peuple avant de demander sa grâce au roi. Cette journée, intitulée « le jeûne d’Esther », a eu lieu cette année jeudi 9 mars.
Quatre rituels marquent la fête en elle-même. Le soir et le matin de la fête, est lue dans les synagogues la Méguilat, c’est-à-dire le livre d’Esther. « C’est un moment assez bruyant car lorsque le nom d’Haman est prononcé, les enfants tapent du pied », raconte le rabbin Lewin. Pourim est également l’occasion de faire un don aux pauvres, « une obligation religieuse », souligne Moché Lewin, ainsi qu’un don pour le fonctionnement du culte.

Autre obligation religieuse : le festin de Pourim. À cette occasion, les enfants ont pour tradition de se déguiser. À l’inverse du shabbat, Pourim n’est pas une fête chômée, les fidèles peuvent donc travailler et conduire ce jour-là.

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mister be
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Re: Pourim

Message par mister be » dim. mars 12, 2017 11:37 am

L’exil à Babylone initialise une nouvelle phase de construction du peuple Juif, celle qui lui permet de se construire son identité, lors de l’avènement de la Reine Esther et que le peuple d’Israël dut affronter les desseins funestes d’Aman.

Le livre d’Esther ou tout du moins la version officiellement retenue dans le canon de la Bible hébraïque, ne mentionne aucune fois Dieu.

Ainsi la version juive du livre d’Esther narre un épisode intime du peuple juif dont l’issue heureuse (au moins pour le peuple juif) est due au fait que le peuple juif a su se souder autour de ses valeurs.

Dans la version grecque du livre d’Esther incorporée à la Bible chrétienne, six chapitres ont été rajoutés et quelques retouches sur le texte ont été apportées aux chapitres en commun avec la version hébraïque.

Ces chapitres et ajouts sur la version grecque (Bible chrétienne) du livre d’Esther, réintroduisent Dieu de façon implicite dans le miracle de Pourim, ignorant ainsi la spécificité du miracle de Pourim. Ainsi :
◾Tous les membres du peuple qui obéit à Dieu tremblent effrayés devant les malheurs qui les attendent. Ils se préparent à mourir et ils crient vers Dieu.
◾Mardochée se souvient de toutes les actions du Seigneur et il lui adresse cette prière : « Seigneur, Seigneur… »

Ou encore :
◾Puis elle (la Reine Esther) adresse cette prière au Seigneur, Dieu d’Israël : « Mon Seigneur, Roi de mon peuple, tu es le seul Dieu. Viens à mon secours ! »

La fête de Pourim est ainsi d’une importance primordiale pour les Juifs en exil et en particulier depuis la destruction du second Temple car elle donne les clés de la survie en exil.

Aman voulait exterminer le peuple Juif en Perse car il semblait faible. Grâce à l’attachement à son identité le peuple Juif a survécu. Et la Perse, au lieu de déclencher l’équivalent d’une première Shoah, devint un partenaire fort du peuple d’Israël. En effet les rois Perses Darius ou Cyrus aideront les Juifs à reconstruire le second Temple et à clore leur exil de 70 ans depuis la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor.

Malheureusement le deuxième exil qui dure depuis la destruction du second Temple est bien plus long puisqu’il a commencé il y a près de 2000 ans.

Pendant cet exil les Juifs ont trouvé au moins à deux reprises des terres accueillantes (en apparence) comme le furent Babylone et la Perse.

Cela fut le cas une première fois en Espagne.

Devant les difficultés qui apparurent à la fin du XIVe siècle, beaucoup de Juifs se convertirent, d’une conversion sincère ou déguisée. Cela entraîna un siècle plus tard le rejet des Juifs par l’Espagne puis par le Portugal.

En perdant leur identité juive ou en la diluant, les Juifs d’Espagne se firent rejeter. Pas de Reine Esther pour éviter ce sort funeste.

La deuxième fois fut plus dramatique. Après de nombreuses persécutions, du fait de l’influence des Lumières, l’Europe finit par accepter la présence Juive.

D’abord la France puis progressivement l’Allemagne.

L’Europe devient ainsi la nouvelle Babylone pour les Juifs.

Mais le psalmiste avait mis en garde les Juifs dans l’attrait de l’exil. Comme indiqué dans le psaume 137 :
◾Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes, et nous pleurâmes au souvenir de Sion. […] Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies !

Un des acteurs clé de cette génération est Heinrich Heine. Il se convertit, pensant obtenir, suivant sa propre expression, son « ticket d’entrée » dans la culture européenne.

Mais l’illusion ne durera pas, à la fin de sa vie, il déclare, malgré sa conversion en 1825 :
◾Une profonde transformation s’est opérée en moi depuis ma maladie, je vais en faire l’aveu. Je ne suis plus « l’Allemand le plus libre après Goethe », « le grand païen numéro deux », que l’on comparait à Dionysos, paré des guirlandes de la vigne, je ne suis plus un Hellène joyeux de vivre, légèrement pansu, et regardant avec un sourire dédaigneux les Nazaréens mélancoliques du haut de ma vitalité, je ne suis plus qu’un pauvre juif, malade à mourir, une image ascétique de la misère, un homme malheureux !

Malgré ce constat nombreux seront les Juifs qui abandonneront leur identité et qui oublieront Jérusalem malgré la mise en garde du psalmiste.

L’antisémitisme enfle en Europe et particulièrement en Allemagne, ouvrant ainsi, dès le XIXe siècle, la voie à Hitler, le Aman des temps modernes. Dépourvus de leur identité, les Juifs d’Europe et les Juifs allemands en particulier furent incapables de contrer le danger.

Comme le constate Gershom Scholem, seuls eux crurent que l’abandon de leur identité leur permettrait d’être acceptés par la Babylone des XIXe et XXe siècles :
◾Dans un essai célèbre, le grand historien de la Kabbale Gershom Scholem a nié l’existence même d’un dialogue judéo-allemand qui, à son avis, « est mort à sa naissance même et n’a jamais eu lieu », car les Juifs furent toujours perçus comme des éléments étrangers à la nation allemande et, en dépit de leur volonté d’assimilation, ne réussirent à aucun moment à s’y intégrer. Après avoir abandonné la perspective d’une « totalité juive », la seule prémisse possible d’un dialogue, la rencontre des Juifs avec la culture allemande se transforma en réalité à la fois en une auto-négation et en une sorte de monologue : « Je nie qu’il ait jamais existé un dialogue judéo-allemand d’une quelconque authenticité, c’est-à-dire qu’il ait eu une réalité historique. Pour entrer en dialogue, il faut deux interlocuteurs, qui s’écoutent mutuellement, qui sont prêts à percevoir l’autre tel qu’il est et pour ce qu’il représente, et à lui répondre. Rien ne peut être plus fallacieux que d’appliquer un tel concept aux discussions entre Allemands et Juifs pendant les deux cents dernières années. » Par conséquent, conclut Scholem, lorsqu’on se pose la question de savoir « à qui donc les Juifs s’adressaient-ils dans ce dialogue judéo-allemand dont on a tant parlé ? » sa réponse est nette : « Ils se parlaient à eux-mêmes, pour ne pas dire qu’ils s’assourdissaient eux-mêmes… Quand ils croyaient parler aux Allemands, ils se parlaient à eux-mêmes ».

Dans l’Europe nouvelle qui semble leur ouvrir les bras, les Juifs veulent devenir de vrais français ou de vrais allemands en sacrifiant leur foi et leurs traditions devenant des sortes de fantômes dans ces mondes modernes nouveaux : ils ne sont plus juifs mais ne seront jamais réellement considérés comme Allemands par les Allemands, Français par les Français.

À partir du XIXe siècle, nombreux sont les Juifs qui vont jusqu’à la conversion pour essayer de devenir des citoyens à part entière des pays européens où ils vivent.

D’autres sans aller jusqu’à la conversion essaient d’effacer toute trace de leur judaïsme ancestral également pour tenter d’être considérés comme égaux à ceux qui se prétendent indigènes de ces pays.

Dans les deux cas, ces réactions accroissent encore plus la réaction de rejet des nations européennes.

Car si les Européens arrivaient à tolérer les Juifs en leur sein, ils ne pouvaient admettre que ceux-ci puissent être confondus avec eux-mêmes.

Ainsi la plupart des Juifs européens ayant fait ces choix, en particulier dans la sphère allemande ne pourront réagir efficacement à la montée de l’antisémitisme : ne se considérant pas réellement comme juifs, ils ne pouvaient s’en prétendre victimes.

Pas d’Esther au vingtième siècle, pas de miracle de Pourim.

L’extermination voulue par Aman et évitée grâce à l’attachement des Juifs en exil à leur identité n’a pu être évitée en Europe au vingtième siècle.

Le vingt et unième siècle que nous vivons voit apparaître de nouveaux Aman souhaitant la destruction des Juifs et d’Israël.

C’est en, particulier le cas de en Iran, pays des Perses, pays où eut lieu le miracle de Pourim.

C’est en réaffirmant notre identité juive que nous mettrons en échec ces derniers Aman et que peut-être surgiront de nouveaux Darius ou Cyrus, qui contribueront peut-être à la construction du troisième Temple.

Pour mémoire, les Iraniens, majoritairement de religion chiite, ne peuvent vénérer les Mosquées de Jérusalem (Dôme du Rocher et Al Aqsa dans sa version « en dur ») construites sur l’emplacement des premier et second Temple.

Ces mosquées ont en effet été construites par la dynastie Omeyyade qui a toujours combattu et chercher à détruire Ali et ses descendants qui sont eux-mêmes à l’origine du mouvement chiite.

Paul David.
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