Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : La vie à pleine main (3ème)

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Françoise T.
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Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : La vie à pleine main (3ème)

Message par Françoise T. » mer. nov. 25, 2020 11:34 am

:arrow: La vie à pleine main, de Grégory Cuilleron
Il est né sans avant-bras gauche, mais ce n’est qu’à 27 ans qu’il s’est découvert handicapé… quand il fut présenté pour la première fois à la télévision. Grégory Cuilleron revient sur son parcours de garçon ordinaire « à un détail près » qui le conduira devant les fourneaux… et les caméras. En participant à des émissions - Un dîner presque parfait et Top Chef - le jeune homme a ainsi découvert sa vocation de cuisinier, maniant le couteau avec une incroyable dextérité dans son restaurant à Lyon, tout comme l’humour d’ailleurs! Cette popularité lui a donné la confiance nécessaire pour partager une réflexion sur la perception des personnes en situation de handicap dans notre société.
Avec Alexis Jenni, Ed. Albin Michel, 150 p. ; 16,90 €

Marcelle A., 80 ans, Thoiry (Ain)
Ce titre intrigue, de quoi s’agit-il ? On ne voit pas… puis vient le sous-titre «Né avec une seule main, je ne me suis jamais senti handicapé», alors on se dit que ce ne sera pas juste des lamentations sur un malheur injuste. Grégory est un garçon positif face à la violence des camarades au collège et de ses difficultés avec les filles vers ses 17 ans. Il explique d’ailleurs les problèmes rencontrés à toutes les étapes d’une vie. La sienne est très intéressante car elle est une réussite personnelle. Mais, surtout, il a utilisé sa notoriété pour s’adresser aux « décideurs » et faire avancer la cause de l’inclusion des handicapés en créant des associations et en se liant avec des gens connus (Jamel Debbouze…). De petites phrases toutes simples comme : « tous les enfants ont de la peine à apprendre à lacer leurs souliers, et bien moi aussi », indiquent son rapport au handicap… Le petit livre refermé, on continue à réfléchir à tout ce que l’on vient d’apprendre.

Martine L., 59 ans, professeur de français, Reims (Marne)
Humble et joyeux, c’est bien la tonalité du témoignage qu’entreprend ce cuisinier agénésique. C’est hors du cercle familial bienveillant, qu’il réalise sa différence, se voit étiqueté « handicapé » et réagit. Il s’intéresse alors à tous ceux qui font partie de ce monde. Aujourd’hui renommé, responsable d’un restaurant à Lyon, il ne « se prend pas le chou », il n’a rien à prouver et ne cherche nulle revanche, nulle consolation dans ce partage d’expériences et de réflexions, de convictions qui concernent tout le monde, porteur de handicap ou non.
A signaler le duo très frais et sympathique que forment le protagoniste et l’auteur : d’un côté les propos altruistes et les paroles souriantes de l’intéressé qui se raconte cash et blague, pense tout haut, se répète et pèse ses mots ; de l’autre côté une écoute attentive et une transcription fidèle du discours, sans esquiver ni sa visée pédagogique insistante ni son oralité drôle, toute simple, dans une écriture d’accès facile.

Raphaëlle D., 45 ans, professeur de Lettres, Le Mans (Sarthe)
Avec Alexis Jenni, le jeune cuisinier médiatique Grégory Cuilleron nous offre en toute complicité un florilège de moments importants de son parcours. La confiance semble être le maître-mot avec lequel il a grandi, et qui l'a poussé à exceller dans de nombreux domaines. Grégory ne se présente pas comme un héros, mais comme un jeune homme bien dans son corps, dans sa tête et dans son époque. Il nous fait part de son expérience d'ambassadeur de l'AGEFIPH, organisme chargé de promouvoir l'emploi des handicapés. Et l'on peut dire que c'est dans tout son quotidien que Grégory fait rayonner ses qualités d'être humain chaleureux, plein de bonne humeur, à l'image de la cuisine qu'il aime et qu'il pratique. Un livre "rayon de soleil", facile à lire et enthousiasmant !

Yvon G., 74 ans, Paimpol (Côtes-d’Armor)
De ce récit, je retiens la leçon d’optimisme qui se dégage des expériences de Grégory Cuilleron. Et s’il était nécessaire de connaitre un témoignage pour bien comprendre la place du handicap dans notre société, celui de Grégory est exemplaire. En définitive le handicapé n’est qu’un autre différent de moi et, grâce au témoignage de Grégory, je prends pleinement conscience qu’en bien des domaines on peut s’interroger pour savoir qui est vraiment handicapé. Je serais incapable de réaliser tout ce qu’a fait Gregory !

Blandine P., 46 ans, Mareuil-en-Brie (Marne)
Étonnée ! C’est le premier sentiment que j’ai eu en lisant les premières pages de ce livre car Grégory écrit qu’il est devenu « handicapé » à 27 ans ! Avant, il n’y avait pas pensé ! Puis, au fil des pages, je comprends… et je me retrouve parfois dans ses descriptions, dans les réflexions qu’il a entendues, dans les regards interrogatifs des passants, dans la bienveillance exagérée de l’entourage, dans les attitudes « déplacées » des personnes voulant aider…
Quelle est l’attitude juste et judicieuse à avoir ? Quelle est la « bonne » réaction pour aider sans assister ? Je suis admirative de tout ce qu’il réussit à faire avec ce bras « plus petit ». Certains passages ont particulièrement résonné en moi car je suis maman d’une enfant qui souffre également d’une agénésie (oreille), nettement moins handicapante puisqu’elle n’a « qu’une » audition diminuée. Le point de vue de Grégory me permet de mieux comprendre certains ressentis de ma fille.

Annie S., 70 ans, enseignante, Saint-Bardos (Lot-et-Garonne)

On dit des « handicapés » qu’ils sont courageux… Certes ! On ne disputera pas cette qualité à Grégory mais ma petite fille (12 ans) en voyant la couverture du livre s’est tout simplement exclamée « Ah oui je le connais je l’ai vu à la télé, il est super sympa et il est super dégourdi avec son bout de bras ! ». Je n’ai pas suivi les « aventures » de Grégory sur l’écran mais j’ai beaucoup apprécié à travers ce récit, sa lucidité, sa détermination et son optimisme. Son parcours nous amène à nous interroger sur la différence au sein de notre société mais il le fait avec un tel bonheur et une telle espérance que l’on ressort heureux de cette lecture.

Béatrice C., 46 ans, infirmière scolaire, Lyon (Rhône)
L'originalité de son témoignage réside, à mon sens, dans le fait qu'un homme n'ayant qu'un seul bras choisisse de travailler dans les métiers de la cuisine/restauration... Cela paraît, à priori, assez inadapté et inapproprié. Et bien non, Grégory nous en fait la démonstration : toujours joyeux, désireux d'apprendre et d'évoluer, il fait de son existence "un grand terrain de jeu" en multipliant les expériences dans le sport, dans l'entreprenariat. "Je vois la personne avant de voir son handicap." Voici la phrase, pour moi, qui résume ce livre.

Michèle C., 68 ans, professeur de théologie, Arcachon (Gironde)

Un livre très plaisant à lire, montrant agréablement que chacun de nous est plus ou moins handicapé, pouvant rencontrer des difficultés dans tel ou tel domaine, pour effectuer certaines tâches. Chaque personne est particulière, tel est à peu près le credo de Grégory Cuilleron. De l’humour, et de l’autodérision ici ou là : le ton employé sonne juste.

Françoise P., 88 ans, La Rochelle (Charente Maritime)
Tonique et positif. Un témoignage qui se dévore, car il nous emporte par sa force vitale, son texte qui se déroule avec un enthousiasme évident. J’ai admiré l’auteur qui s’est mis à 27 ans à défendre la cause des handicapés alors qu’il ne se sentait pas comme tel et vivait très à l’aise.
Modératrice des forums pelerin.info et responsable des relations lecteurs de Pèlerin.

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