Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : On ne bâtit pas de cathédrale... (4ème)

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Prix Pèlerin du Témoignage 2020 : On ne bâtit pas de cathédrale... (4ème)

Message par Françoise T. » mer. nov. 25, 2020 11:19 am

:arrow: On ne bâtit pas de cathédrales avec des idées reçues, de Lucie Branco
Leur passion, leur solidité, leur fraternité l’ont séduit : Lucie Branco a rencontré des Compagnons du devoir lors d’une soirée. C’est décidé ! Elle aussi sera tailleure de pierres. Mais jamais une femme n’a réussi à entrer dans ce domaine réservé aux hommes... Le travail est trop dur, pensent certains, qui ne se privent pas de lui mettre des bâtons dans les roues. A force d’obstination, de talent, de courage, et avec l’aide de quelques compagnons, Lucie Branco devient, en 2007, la première femme reçue Compagnon du devoir comme tailleure de pierres.
Ed. Kero, 250 p. ; 17,50 €

Andréa D., 31 ans, professeur d’anglais, Lyon (Rhône)
Ce récit d’une femme qui s’est battue pour se faire une place chez les Compagnons du Devoir, interdits aux femmes, m’a touchée énormément. On ne peut croire à l’absurdité de la situation : comment est-il-possible qu’on puisse au XXIe siècle, en France, interdire l’accès aux femmes au sein d’une formation ou d’une structure ? Les comportements révoltants narrés dans ce témoignage interpellent et choquent – davantage encore la passivité de la très grande majorité des Compagnons, puisque le statu quo leur est favorable. Une manière de réfléchir, nous aussi, aux changements auxquels nous pourrions être opposés du fait de notre situation dominante…

Pierre D., 53 ans, avocat, Wambrechies (Nord)
Ne connaissant rien à la taille des pierres, j'avoue avoir mis ce livre un peu de côté au départ... mais quelle découverte ! Au-delà du métier lui-même, c'est tout le monde des Compagnons du Devoir que nous découvrons (un univers fascinant avec ses codes, ses mots, ses rites) et tout particulièrement la formidable solidarité qui s'y vit. Enfin et surtout, le témoignage de Lucie Branco est celui d'un « combat » commencé très jeune pour s'imposer en tant que femme dans ce monde d'hommes. Grâce à elle, les femmes peuvent y avoir toute leur place et la narratrice deviendra même un cadre dirigeant des Compagnons ! Son parcours force l'admiration. C'est un véritable hymne aux rêves ! Une phrase de ce témoignage poignant le résume très bien : "Si on s’accroche à ses idéaux, même sans calculs, on finit par atteindre des objectifs qu'on savait finalement à peine esquisser."

Martine L., 59 ans, professeur de français, Reims (Marne)

Nous n’assistons pas tant au récit de la naissance et de l’épanouissement d’une passion professionnelle -somme toute peu décrite - qu’à un combat : une lutte de genre et en même temps à une quête de la légitimité. Il lui faudra bien du temps et de l’acharnement, beaucoup de déplacements, si chers à ces adeptes du Tour de France, pour trouver sa place, pour en changer aussi, le corps trop abimé imposant sa loi. Elle se bat avec plusieurs compagnes et pour toutes celles qui suivront, et elle gagne, étape après étape, l’ouverture des portes et des esprits à l’époque de la mixité, enfin la reconnaissance par ses pairs de ses compétences, puis le travail : de base, d’enseignante, puis de supervision.

Margareta M., 57 ans, concertiste, Sainte-Foy-les-Lyon (Rhône)

Ce beau témoignage nous montre qu’avec de la volonté tout est possible ou presque. Et avoir de la passion aide incontestablement. Un bel exemple de courage pour affronter un monde masculin aux idées reçues. J’ai beaucoup d’admiration pour cette personne qui a fait un pas de plus pour les droits des femmes.

Yvon G., 74 ans, Paimpol (Côtes-d’Armor)

Un récent reportage à la télévision (en lien avec la reconstruction de Notre-Dame de Paris) m’a fait découvrir Lucie Branco : surprise de découvrir une femme, tailleur de pierres, dans ce monde largement occupé par la gent masculine ! Arès lecture de son témoignage, je suis évidemment admiratif : quel parcours ! Celui d’une battante, qui est allée jusqu’au bout de son projet, et pourtant les obstacles n’ont pas manqué sur sa route.
Son récit porte un regard intéressant sur la place des femmes dans des domaines réservés presque exclusivement aux hommes et la richesse des métiers manuels et leur apport pour la construction de l’avenir d’un(e) jeune. Un parcours très riche en rencontres, en déplacements, en belles réussites et aussi en phases plus difficiles, mais elle a toujours su rebondir.

Béatrice Q., 53 ans, informaticienne, Le Sappey en Chartreuse (Isère)
Quel combat et quelle ténacité ! C’est une vie à rebondissement, même si Lucie se décourage parfois elle remonte la pente et poursuit son objectif. Le style est agréable et le livre facile à lire. Par son combat, elle réussit à faire évoluer les mentalités et faire accepter les femmes au sein des compagnons du devoir. Ce récit nous permet aussi de découvrir l’univers compagnons du devoir en laissant quelques mystères propres à la communauté. C’est un récit très positif qui donne envie de croire en nos rêves.

Béatrice C., 46 ans, infirmière scolaire, Lyon (Rhône)
C'est une expérience forte et puissante que nous relate Lucie Branco. D'où lui vient ce désir, cette envie à la fin de l'adolescence de devenir tailleur de pierre alors que rien ne la prédestinait à cela ? J'ai été très touchée par le cheminement de Lucie.... D'une adolescente timide, venant d'un milieu modeste, à l'avènement d'une femme affirmée, qui a confiance en elle et qui, enfin, a une estime d'elle-même. J'ai apprécié l'écriture fluide, agréable et facile tout en découvrant un métier qui m'était jusque-là inconnu. Merci à Lucie pour son courage, sa persévérance, sa pugnacité et son opiniâtreté.
Modératrice des forums pelerin.info et responsable des relations lecteurs de Pèlerin.

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