Saint Vincent de Paul

Saints et saintes, comment les prier ? Les grandes figures spirituelles de l’Eglise, connues ou anonymes. Sainte Marie, Mère Teresa, Sœur Emmanuelle, Jean-Paul II…

Modérateur : Françoise T.

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booboon
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Saint Vincent de Paul

Message par booboon » mer. sept. 30, 2015 11:36 am

Honte à moi, j'ai oublié de mentionner saint Vincent de Paul... serviteur des pauvres.
Nous avons mieux connu ce saint quand nous habitions dans les Landes, où est le berceau de Saint Vincent de Paul (dit de Paul parce que géographiquement originaire de Saint Paul les Dax).
Notre 3° fils né à Mont-de-Marsan s'appelle Vincent ! ;)
Mais nous n'avons pas oublié de le fêter lui !

andrevii
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Re: Saint Vincent de Paul

Message par andrevii » ven. oct. 02, 2015 1:56 pm

Bonjour

Saint Vincent était un personnage extraordinaire, grand serviteur des pauvres. J'ai retenu l'un de ses pensées.

Fondateur des "Filles de la Charité" parmi la noblesse, l'une d'elles, découragée lui dit :

- Durant cette épidémie (de peste), nous avons tout fait ...
- Vous avez tout fait ? Et bien ma fille il faut faire plus !

Sans commentaire.

André.
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Michel Bernatchez
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Re: Saint Vincent de Paul

Message par Michel Bernatchez » sam. déc. 05, 2020 10:26 am

Cher(es) amis(es)
Je voudrais partager le pardon que Mrs. Vincent a accordé au juge de Sore, surtout avec celles et ceux qui ont de la difficulté à pardonner. Je vous souhaite une très bonne méditation et je prie pour que le Seigneur vous accorde le don de son pardon et le don de pardonner.

''Le pardon gratuit de Vincent de Paul au juge de Sore''
Vincent de Paul avait été amené, sans doute par raison d'économie nécessaire, à partager sa chambre avec une personne de son pays, Le juge de Sore, petit lieu situé dans le village voisin de Pouy. Ce juge mettait son argent dans une armoire qu'il fermait avec soin quand il allait dehors, prenant sur lui la clef, en quoi il faisait bien, car déjà en ce temps-là l'argent à Paris n'aimait pas qu'on le laissât seul à la porte grand ouverte.

Or un matin le juge avant de sortir, oublie la clef sur la serrure. Saint Vincent justement ce jour-là était resté au lit car il allait mal. Celui qui devait lui apporter le remède prescrit arrive bientôt. IL a besoin d'un verre. En le cherchant de tous côtés, il ouvre l'armoire, il y reluque l'argent et le rafle sans que le malade ait eu le temps de s'en apercevoir. Puis dès que celui-ci a avalé ses médicaments, le drôle s'en va en conservant un grand air de sérénité !!! Quatre cents écus. Le juge, à son retour, surpris et suffoqué de ne plus retrouver sa bourse est saisi d'un grand émoi... il la réclame, avec vivacité d'abord, et puis emportement, à son compagnon de chambre. M.Vincent lui répond qu'il ne l'a pas vu prendre et bien entendu qu'il ne l'a pas pris. Alors le juge, égaré par cette perte, éclate au point d'insinuer qu'il soupçonne M. Vincent.

Et comme, à une pareille folie, le pauvre prêtre trouve préférable de n'opposer qu'un digne silence, il est hardiment accusé d'être l'auteur de ce vol qu'il n'a pas commis. La tristesse embarrassée du pauvre homme à cette supposition inouïe ne fait que renforcer l'aveuglement du juge .Il y voit une preuve de mensonge et de culpabilité, il chasse de sa compagnie Vincent, qui ne résiste pas ! D'autres le feraient mais lui, patient et doux, quitte la chambre comme s'il était coupable sans dire aucun mot.

Le juge est tellement convaincu de la culpabilité de Vincent que partout où il passe il témoigne de cet événement malheureux et il dépeint Vincent comme un scélérat. Un grand ami de M.Vincent, M.de Bérulle dut en rire, mais une minute seulement, tant fut vive la douleur de voir son impeccable ami calomnié avec tant de sottise... aussi en souffrit-il et bien plus que celui qui en était l'objet et la victime.

Quoique les clameurs eussent été publiques au point de faire autour de cet événement "un bruit effroyable", Vincent de Paul ne laissa pas s'échapper le moindre mot, le moindre signe où l'on put voir qu'il en était gêné. Son égalité d'humeur reste complète et nous en tenons la preuve par l'aveu qu'il a laissé, mais à sa manière.

S'il relate l'incident, ce n'est qu'en termes indirects, comme s'il s'agissait d'un autre : "-J'ai connu une personne, qui, accusée par son compagnon de lui avoir pris quelque argent, lui dit doucement qu'il ne l'avait pas pris. Mais voyant que l'autre persévérait à l'accuser, il se tourne de l'autre côté, s'élève à Dieu et lui dit : ''Que ferais-je mon Dieu? Vous savez la vérité''. Et alors se confiant en Lui, il résolut de ne plus répondre à ces accusations qui allèrent fort loin.

Vraiment il est impossible de ne pas méditer ses lignes sans dégager l'admirable et pieuse sagesse qui est chez Vincent le fond de son caractère.IL a le bon sens du divin. Toute sa vie nous verrons qu'il observera cette même règle qu'il s'est tracée. Chaque fois qu'il se heurtera à un obstacle humain, grand ou petit ,<< il se tournera de l'autre côté>>, du bon. Et toujours il obtiendra, fût-ce longtemps après, gain de cause, alors qu'il n'y comptait plus et même il sera justifié bien au-delà de ses anciens espoirs.

Ce fut le cas dans la présente affaire dont il nous apprend l'issue :Or il arriva et Dieu le permit, qu'au bout de 6 ans, celui qui avait perdu l'argent ,étant à plus de six cent vingt lieues d'ici, trouva le larron qui l'avait pris. Ce voleur habitait Bordeaux, il fut mis en prison pour quelques nouveaux crimes .Il connaissait parfaitement le juge de Sore et il n'ignorait pas que la bourse qu'il avait prise autrefois lui appartenait. Obsédé de remords il le fit appeler dans son cachot et lui avoue tout.

Sentant alors, au point d'en mourir, l'horreur de sa conduite passée, le magistrat écrivit une longue lettre à Vincent où il l'adjurait de lui envoyer sa grâce, en protestant que s'il la lui refusait ,il viendrait en personne à Paris se jeter à ses pieds et l'implorer la corde au cou. Vincent s'estimait trop dédommagé par un aussi heureux repentir. IL pardonna au juge en le tenant quitte du voyage et de l'humiliante démarche.

Ce pardon du juge ne se produisit, rappelez-vous que six ans après. Il nous faut donc revenir à ce moment-là où le calomnié, malgré son angélique bonté, ne sortait pas moins peiné de l'incident et bien décidé, pour éviter le retour de pareils ennuis, à cacher sa vie plus que jamais.

Michel partage : "- comme c'est beau une femme ou un homme qui pardonne avec amour pour la seule et unique raison qu'elle, ou qu'il est en amour vrai avec le Christ qui est le canal de la grâce qui conduit à ce grand désir d'aimer et de pardonner qui ne se trouve qu'en Dieu seul. Car Dieu est Amour et pardon.

Source : Monsieur Vincent Aumônier des Galères, Par Henri Lavedan À l'Académie française, Librairie Filon Paris, Pages 74-75-76-77.

Citation à retenir: Vaut mieux mourir en pardonnant cent fois que de mourir sans pardonner.

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