Partage d'évangile du 14 avril 2019

Commentaires des textes du dimanche, oecuménisme, usage du latin, rôle des laïcs...

Modérateur : Françoise T.

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hélios
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Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par hélios » lun. avr. 08, 2019 9:39 am

Messe des Rameaux

Entrée messianique
« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,
près de l’endroit appelé mont des Oliviers,
il envoya deux de ses disciples,
en disant :
« Allez à ce village d’en face.
À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
Si l’on vous demande :
‘Pourquoi le détachez-vous ?’
vous répondrez :
‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »
Les envoyés partirent
et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
Alors qu’ils détachaient le petit âne,
ses maîtres leur demandèrent :
« Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
Ils répondirent :
« Parce que le Seigneur en a besoin. »
Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,
jetèrent leurs manteaux dessus,
et y firent monter Jésus.
À mesure que Jésus avançait,
les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,
toute la foule des disciples, remplie de joie,
se mit à louer Dieu à pleine voix
pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
et ils disaient :
« Béni soit celui qui vient,
le Roi, au nom du Seigneur.
Paix dans le ciel
et gloire au plus haut des cieux ! »
Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,
dirent à Jésus :
« Maître, réprimande tes disciples ! »
Mais il prit la parole en disant :
« Je vous le dis :
si eux se taisent,
les pierres crieront. »

Messe de la Passion
Première lecture
« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume
(21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)


Deuxième lecture
« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,

et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père.


Évangile
Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
L. L’assemblée tout entière se leva,
et on l’emmena chez Pilate.
On se mit alors à l’accuser :
F. « Nous avons trouvé cet homme
en train de semer le trouble dans notre nation :
il empêche de payer l’impôt à l’empereur,
et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
L. Pilate l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :
A. « Je ne trouve chez cet homme
aucun motif de condamnation. »
L. Mais ils insistaient avec force :
F. « Il soulève le peuple
en enseignant dans toute la Judée ;
après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,
il le renvoya devant ce dernier,
qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.

À la vue de Jésus,
Hérode éprouva une joie extrême :
en effet, depuis longtemps il désirait le voir
à cause de ce qu’il entendait dire de lui,
et il espérait lui voir faire un miracle.
Il lui posa bon nombre de questions,
mais Jésus ne lui répondit rien.
Les grands prêtres et les scribes étaient là,
et ils l’accusaient avec véhémence.
Hérode, ainsi que ses soldats,
le traita avec mépris et se moqua de lui :
il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante
et le renvoya à Pilate.
Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,
alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.

Alors Pilate convoqua
les grands prêtres, les chefs et le peuple.
Il leur dit :
A. « Vous m’avez amené cet homme
en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.
Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous
et, parmi les faits dont vous l’accusez,
je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
D’ailleurs, Hérode non plus,
puisqu’il nous l’a renvoyé.
En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
L. Ils se mirent à crier tous ensemble :
F. « Mort à cet homme !
Relâche-nous Barabbas. »
L. Ce Barabbas avait été jeté en prison
pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.
Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,
leur adressa de nouveau la parole.
Mais ils vociféraient :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
L. Pour la troisième fois, il leur dit :
A. « Quel mal a donc fait cet homme ?
Je n’ai trouvé en lui
aucun motif de condamnation à mort.
Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
L. Mais ils insistaient à grands cris,
réclamant qu’il soit crucifié ;
et leurs cris s’amplifiaient.
Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
Il relâcha celui qu’ils réclamaient,
le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,
et il livra Jésus à leur bon plaisir.

L. Comme ils l’emmenaient,
ils prirent un certain Simon de Cyrène,
qui revenait des champs,
et ils le chargèrent de la croix
pour qu’il la porte derrière Jésus.
Le peuple, en grande foule, le suivait,
ainsi que des femmes
qui se frappaient la poitrine
et se lamentaient sur Jésus.
Il se retourna et leur dit :
X « Filles de Jérusalem,
ne pleurez pas sur moi !
Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
Voici venir des jours où l’on dira :
‘Heureuses les femmes stériles,
celles qui n’ont pas enfanté,
celles qui n’ont pas allaité !’
Alors on dira aux montagnes :
‘Tombez sur nous’,
et aux collines :
‘Cachez-nous.’
Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,
que deviendra l’arbre sec ? »
L. Ils emmenaient aussi avec Jésus
deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),
là ils crucifièrent Jésus,
avec les deux malfaiteurs,
l’un à droite et l’autre à gauche.
Jésus disait :
X « Père, pardonne-leur :
ils ne savent pas ce qu’ils font. »
L. Puis, ils partagèrent ses vêtements
et les tirèrent au sort.

Le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
F. « Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant :
F. « Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »
L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »

L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :
A. « N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
A. « Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
L. Et il disait :
A. « Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
L. Jésus lui déclara :
X « Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
car le soleil s’était caché.
Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.
Alors, Jésus poussa un grand cri :
X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
L. Et après avoir dit cela, il expira.

À la vue de ce qui s’était passé,
le centurion rendit gloire à Dieu :
A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »
L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,
observant ce qui se passait,
s’en retournaient en se frappant la poitrine.
Tous ses amis,
ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,
se tenaient plus loin pour regarder.


© AELF

Jean Gauci
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par Jean Gauci » mar. avr. 09, 2019 4:13 pm

On l’imagine bien cette foule délirante, délirante comme toutes les foules. Les palmes qui s’agitent, les cris de triomphe, les habits sur le chemin et les disciples qui veulent avoir leur part de gloire.
Certains ont déjà pris goût au succès, depuis la pêche miraculeuse et la multiplication des pains. Dans les foules, on les reconnaît bien ceux qui cherchent à partager le soleil des vainqueurs. On les distingue toujours, aux côtés des chefs d’état, des vedettes , des champions, des généraux, ou du Pape ...
Comme c’est stupide une foule, comme c’est lâche aussi !
Car cette foule qui l’acclamait, ne fêtait pas le Christ, fils du Dieu Vivant, mais le libérateur ou le thaumaturge. Quand elle jugera que le spectacle est terminé, cette même foule se retournera contre Lui, pour l’insulter, le battre, lui cracher au visage et le crucifier.
Les mêmes qui ont hurlé :« Hosanna » le dimanche, hurleront « Crucifiez le », le vendredi.
Et ce sera la même foule animée de la même hystérie, qui massacrera des innocents, glorifiera les dictateurs, hurlera sur les stades, marchera en longs cortèges, chantera la haine, ou l’amour, dans une égale inconscience, au gré des modes ou des mots d’ordre.

La foule des Rameaux me fait aussi mal que la foule du Golgotha…. De ce Golgotha où ne demeuraient au pied de la Croix que quelques femmes , aujourd’hui jugées indignes de l’autel de l' Eucharistie ! Sommes nous encore inspirés par l' Esprit quand nous choisissons nos références dans l’opinion publique ? Sommes nous fidèles à la vérité quand nous soumettons notre jugement à l’idéologie dominante ? Sommes nous fidèles à l'Esprit quand nous voulons habiller notre pratique religieuse des vieux habits d'un formalisme inaccessible au monde d'aujourd'hui ?

Ce n’est pas Ponce Pilate, ni le Sanhédrin, ni Judas , ni Barabas, ni le Prince de Prêtres qui ont crucifié le Seigneur... c’est la foule, la foule anonyme, monstrueuse, lâche, odieuse, versatile... et la foule, c’est chacun d’entre nous lorsque nous moulons notre jugement à l’opinion publique,
pour jeter l’anathème, ou sacrifier aux idoles d’un jour.

Seigneur, Tu nous as offert la raison, l’intelligence et le discernement.
Apprends-nous à en faire un usage conforme à ta volonté, pour juger et affirmer ce qui est juste et bon.
Tu nous as légué Ta Parole, comme référence unique de Vérité,
Donne-nous le courage de nous affirmer, comme témoins de ton Evangile,
à contre-courant des idées reçues, des opinions publiques et des « pensées correctes » .
Seigneur, préserve nous d’une foi moutonnière indigne de Toi, et indigne des dons dispensés par l’Esprit !


hélios
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par hélios » jeu. avr. 11, 2019 11:51 am

Depuis qu'à l'âge de 10 ans, j'ai perdu mon père le jour des Rameaux, je suis très éloigné de ces célébrations.

Trop d'images reviennent encore et toujours.

Pour tout dire, le jour des Rameaux est difficile et me rappelle trop de souvenirs toujours nets comme les images d'un film. Puis le jeudi, le vendredi, le samedi saint et même Pâques..... Les lecteurs du forum feront leurs lectures un peu en avance par rapport à la parution du Pèlerin et liront le commentaire, espérons plus étoffé que celui de la semaine dernière.......

Le jour des Rameaux s'était situé cette année-là à la fin du mois de... février !

Noël est le 25 décembre mais les Rameaux, Pâques et Pentecôte varient.

Bonne fête des Rameaux donc.

JG

Flor
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par Flor » jeu. avr. 11, 2019 1:15 pm

La Messe de La PASSION.
La Passion de Jésus ?...
On va entendre dans les sermons... Les crachats , les insultes , les chutes , les clous , le bois, les épines , la sueur , le sang, les reniements , la lâcheté , et.. Judas , Barabas , Pilate , Hérode , les soldats ....
Les "Hosanna" et les "Crucifie-le !"

Tout ça, mêlé dans notre tête... Qu'en faisons-nous à force de le répéter....?

Un seul mot me suffit : La PASSION de Jésus.. où viennent s'ajouter toutes les souffrances du monde !

Mais il y a les femmes qui le suivent depuis la Galilée jusqu' à la CROIX , jusqu'au TOMBEAU
il y a les deux larrons, le mauvais et le bon
Il y a le Centurion...
Ceux - là me parlent fort.. Ils parlent de Passion .... et de PASSION d'AMOUR !

On peut avoir des passions diverses : passion de la musique , de la danse, de la lecture , de l'écriture ......

La Passion de Jésus... PASSION d'AMOUR !

Jean Gauci
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par Jean Gauci » jeu. avr. 11, 2019 3:40 pm

Merci Flor de nous ramener au coeur de la Passion...où se conjuguent la souffrance et l'amour... L'évolution de ce substantif est si riche d'enseignement.
La Passion du Christ c'est étymologiquement la souffrance de la Croix.... Aujourd'hui, parler de passion c'est exprimer un amour démesuré... Passion d'amour, dites vous et la passion c'est quand on devient prisonnier d'un personne, d'une activité ou d'un objet qui absorbe la totalité de l'être, au prix d'une souffrance s'il le faut.
La Passion du Christ c'est d'abord son amour pour l'humanité au prix du Calvaire.

Flor
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par Flor » jeu. avr. 11, 2019 5:52 pm

A Jean H.
Jean,je voudrais avoir "le langage des disciples" pour que je puisse " d'une Parole soutenir "celui qui est dans la peine ....
Les rameaux vous rappellent de durs souvenirs....
Je comprends votre souffrance aujourd'hui .
" J'écoute" et je dis avec le prophète : " Seigneur ,mon Dieu, viens à mon secours ! "
Flor.

hélios
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Re: Partage d'évangile du 14 avril 2019

Message par hélios » dim. avr. 14, 2019 4:33 pm

Merci à Flor pour ses gentilles paroles.


A la fin de chaque "jour du seigneur", il y a une courte mais forte séquence : La parole inattendue.

Une "personnalité" vient conclure la séquence religieuse. Aujourd'hui, Jour des Rameaux, c'est Franck Ferrand, journaliste-historien qui intervient sur Radio-classique chaque jour....

J'ai trouvé que la parole inattendue de Franck Ferrand était belle : Franck Ferrand évoque le Jour des Rameaux comme la fête de l'inflorescence de la Parole.

Au cours de cette messe des Rameaux, il y a cette très longue lecture de la Passion, une Parole qui n'en finit pas comme cette inflorescence: en ce mois d'avril les fleurs explosent, notamment celles des oliviers dont les branches s'empilent à la porte de l'église. Bientôt elles seront fixées au crucifix (rares) qui sont encore dans les chambres.

Je songe à cette belle parole inattendue qui mêle la nature, la Parole, la Fête des Rameaux et je me dis qu'un tel ensemble aurait bien lancé la nouvelle formule du Pèlerin et aurait signé son identité chrétienne.

Hélios

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