Dimanche 18 octobre 2020

Commentaires des textes du dimanche, oecuménisme, usage du latin, rôle des laïcs...

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Françoise T.
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Dimanche 18 octobre 2020

Message par Françoise T. » jeu. oct. 15, 2020 4:35 pm

Première lecture
« J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus,
qu’il a pris par la main
pour lui soumettre les nations et désarmer les rois,
pour lui ouvrir les portes à deux battants,
car aucune porte ne restera fermée :

« À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu,
je t’ai appelé par ton nom,
je t’ai donné un titre,
alors que tu ne me connaissais pas.

Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :
hors moi, pas de Dieu.
Je t’ai rendu puissant,
alors que tu ne me connaissais pas,
pour que l’on sache, de l’orient à l’occident,
qu’il n’y a rien en dehors de moi.
Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. »

Psaume
(Ps 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac)

R/ Rendez au Seigneur
la gloire et la puissance. (Ps 95, 7b)

Deuxième lecture
« Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée,
à l’Église de Thessalonique
qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières.
Sans cesse, nous nous souvenons
que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon
en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père.
Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui.
En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

Évangile
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les pharisiens allèrent tenir conseil
pour prendre Jésus au piège
en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples,
accompagnés des partisans d’Hérode :
« Maître, lui disent-ils, nous le savons :
tu es toujours vrai
et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis :
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
Connaissant leur perversité, Jésus dit :
« Hypocrites !
pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Il leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ? »
Ils répondirent :
« De César. »
Alors il leur dit :
« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »
©AELF
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Françoise T.
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Re: Dimanche 18 octobre 2020

Message par Françoise T. » jeu. oct. 15, 2020 5:31 pm

Commentaire de Flor

Les pharisiens face à Jésus .... Désir de communication ? Pas vraiment ! " prendre Jésus au piège en le faisant parler !!"
Le piège est dans la Parole !

Après un discours flatteur et hypocrite, mais qui révèle un magnifique portrait de Jésus : "Jésus est un être de Vérité",voilà les questions perfides...
question politique, question religieuse .

"Est-il permis de payer l 'impôt à César ?" Faut-il résister à l'occupant ?
Or , les pharisiens avaient dans leur poche la monnaie romaine , avec l'effigie de César ! Ils utilisent César, l'ennemi , pour piéger Jésus !!
Ils se mettent en contradiction avec eux-mêmes !

Question sous-entendue : la loi divine nous permet-elle de pactiser avec l'occupant romain ?

Jésus n'est pas dupe! Il ne répond pas
Jésus n'est pas une Réponse à nos questions tordues !
Ou bien, il répond par une autre question qui nous fait réfléchir !

Il communique avec des coeurs ouverts.....
"Rendez à César ce qui est à César .... et à Dieu ce qui est à Dieu !"

Et Dieu est parfois surprenant : il ne regarde ni la nationalité ni la religion ...
Le prophète Isaïe nous présente le geste messianique du roi CYRUS qui libère le peuple Hébreu !

Certains , dans l'Eglise , n'ont-ils pas eu, parfois, des compromissions avec "l'ennemi " ?
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Jean Gauci
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Re: Dimanche 18 octobre 2020

Message par Jean Gauci » ven. oct. 16, 2020 3:25 pm

Devant cette question piège, Jésus a-t-il esquivé la réponse par des arguments dilatoires ? On pourrait le penser. Donner tort à l'occupant c'est risqué. Lui donner raison, c'est compromettant...
Pourtant, Jésus n'a jamais manqué de courage et en fustigeant les pharisiens et les grands prêtres, il a sans doute préparé ce qui lui est advenu...
Comment comprendre ce ""Rendez à César ce qui est à César .... et à Dieu ce qui est à Dieu !"

Comment le traduire dans le contexte actuel.

César n'est pas César. Au delà de César, il y a l'organisation humaine et politique, il y a la société, la communauté, la ville, les groupes auxquels nous appartenons, la famille, le groupe professionnel du travail, l'église institutionnelle...
Nous sommes des êtres sociaux vivant dans un environnement social proche ou lointain. Rendre à César ce qui lui appartient, c'est accepter d'apporter sa contribution au vivre en commun, c'est se reconnaitre débiteur de tout ce qui nous est donné par les autres, la famille, la communauté humaine, la communauté religieuse... les autres sans qui nous n'existons pas.
Il est de bon ton d'échapper à l'impôt, comme il fut de bon ton d'échapper au service militaire, comme il est de bon ton de se rebeller contre l'ordre établi et ceux qui le représentent... La liberté d'exprimer son opinion quand des droits fondamentaux sont menacés est un droit et parfois un devoir. Mais le respect de la loi, lui, est inscrit dans l'Evangile quand il dit " Rendez à César..."
EN CES TEMPS TROUBLÉS, rendre à César c'est se soumettre aux impératifs sanitaires qui nous font obligation de protéger les autres en nous protégeant nous mêmes.
César, c'est les autres, tous les autres, les bons et les méchants, les proches et les lointains... Et quand François nous rappelle que nous sommes tous frères, il ne fait que redire ce que le Christ a dit 20 siècles avant lui. Aimer les hommes et aimer Dieu, car ce qui est dû à Dieu est sans valeur si les règles de la société ne sont pas respectées, si nos comportements sont injustes à l'égard des autres, voire si l'égoïsme et l'irresponsabilité sont à l'origine du mal que nous faisons ou transmettons.

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